L’autorité, un peu, beaucoup, pas du tout... Le juste milieu
Pour créer, avec leurs enfants, une relation fondée sur la confiance, la communication, la plupart des parents adoptent souplesse et compréhension, surtout depuis les années soixante-dix. Pourtant, un grand nombre de spécialistes recommandent, maintenant, de nuancer cette attitude d’une certaine fermeté, selon les situations et les âges.
Vous devez apprendre à dire non, et cela dès les premiers mois de votre enfant. Sinon, il vous sera difficile d’imposer des limites, plus tard.
Une grande permissivité est, la plupart du temps, perçue comme de l’indifférence, voire comme un abandon, un excès de sévérité peut être assimilé à un manque d’amour.
Il se montre très autoritaire :
C’est le monde à l’envers, pourtant les enfants sont souvent des petits tyrans qui veulent faire filer droit les parents ! " Il faut affirmer votre volonté contre leurs désirs. Même si c’est un choc, note Christiane Olivier, psychanalyste (auteur de L’ogre intérieur. De la violence personnelle et infantile, Ed. Fayard). L’identité de l’individu ne s’établit que face et grâce à d’autres individus : les parents ne doivent pas craindre de paraître moins aimants en s’opposant à leurs enfants. " C’est aussi l’avis de Virginie Granboulan, pédopsychiatre à l’hôpital intercommunal de Créteil : " Le père et la mère sont là, dans l’échelle des générations, pour exercer une autorité qui leur a été donnée par leurs propres parents, et dont ils doivent user en disant "non", lorsque c’est nécessaire. "